Vous pensez être dans le coup, voire underground parce que vous avez acquis une figurine PVC, une résine peinte ou à peindre, ou une série de gashapon qui le fait bien ? Et bien félicitation pour votre acquisition ! Quant à l' effet de mode, c' est plutôt du réchauffé...
Aujoud' hui, il est commun d' acheter des personnages relatifs à la japanime dans les boutiques pseudo-branchées ou sur internet. Mais faut-il rappeler que cela fait quand même près de 20 ans que ça existe ? Si Mondes Mutants, Déesse, et Madoka vous sont inconnus, alors sachez que ces boutiques parisiennes furent parmis les premières ( sauf Madoka qui fut créé plus tard ) à importer ces types de produits en France. Certes, le choix était assez restreint, et les ventes se concentraient sur les garage kits à monter et à peindre ( résine, et vinyl ), ainsi que les jouets.
C' est en 1990-1991 que j' ai vu arriver les premiers kits résine de Saint Seiya. Enfin une alternative aux jouets Bandai ! A l' échelle 1/12 ème, fabriqués par Kaiyodo, et stockés dans des boites magnifiques ( en noir et blanc avec une illustration de Grèce antique gravée dans la pierre ), ces figurines à monter et à peindre se vendaient 350 francs pièce chez Mondes Mutants ; première boutique à les proposer à la vente.
Kaiyodo sortit Athena, Saga ( dague en main ! ), Shaka ( brandissant le rosaire ! ), Camus, Shura, Milo, Hyoga ( revêtant l' armure dans Hades ), et Orphée. Kaiyodo produisit également quelques cloths de chevaliers d' or ; il s' agissait de modèles en plomb à monter et à peindre. Aujoud' hui, on peut trouver d' excellents recast des figurines résine, car dénicher un original Kaiyodo relève de l' exploit au regard du faible nombre importé sur notre territoire...
Pour preuve, voici une publicité japonaise de l' époque, issue du magazine Hobby Japan de janvier 1990 ( n°248 ).